Remontez le temps

Vestiges du néolithique, joyaux d’architecture romane, châteaux médiévaux... le territoire deux-sévrien est chargé d’Histoire... La diversité et la richesse de ce patrimoine passionneront toute la famille.

Ah si les pierres pouvaient parler !

Elles diraient volontiers combien l’édification des ouvrages d’art roman a participé à la structuration sociétale de ce que les historiens appellent le « Moyen-Âge central ».

Si les pierres pouvaient parler, elles murmureraient que l’art roman est sacré avant d’être profane.

Si les pierres pouvaient parler et se laisser aller aux confidences, elles diraient le labeur titanesque des maçons et la technicité extrême des architectes d’antan ; elles révéleraient le faste balbutiant de l’Église et témoigneraient de la piété, de la dévotion et de la crainte divine, aussi ; elles confieraient que l’art est perçu à l’époque comme une consécration de l’activité humaine à la louange de Dieu.

Mais les pierres parlent, déjà. Il nous suffit d’ouvrir les yeux et de les poser sur elles.

Ne manquez pas l’église Saint-Hilaire de Melle, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco !

Le saviez-vous

Le saviez-vous ?

L’art roman matérialise à lui seul la transformation temporelle et spirituelle de la société à partir de l’an mille. À la sédentarisation et l’organisation du pouvoir politique s’ajoutent l’accroissement du poids du religieux sur les consciences et les habitudes des contemporains du pape Grégoire VII.

Le donjon de Niort, aux portes du Marais poitevin

Quand l’Aquitaine était anglaise... Bastion médiéval équivalent en qualité à celui de Vincennes, le Donjon est la pièce maîtresse du cœur de ville. Administré par des mécènes successifs, Henri II Plantagenêt, Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, Catherine de Médicis, il porte en lui le témoignage des soubresauts politiques de la région. Les sommets de ses tours livrent aux grimpeurs aguerris un panorama étonnant sur la cité.

Le Château de Coudray-Salbart, à l’époque où Jean sans Terre d’Angleterre était roi.

Archétype du château fort tel que l’imaginaire collectif se le figure, Coudray-Salbart peut compter sur le soutien de ses amis dans sa défense autant que sa mise en valeur. Érigé au XIIIe siècle par des Parthenaisiens proches de la couronne d’Angleterre, cette bâtisse imposante, classée Monument Historique en 1952, est un témoignage de plus de notre histoire multiculturelle, dont la qualité de conservation lui donne un intérêt exceptionnel. Sa forteresse et sa courtine d’exception rappellent aux visiteurs le prestige de l’Aquitaine d’antan.

Le château médiéval de Saint-Mesmin

Château éponyme d’une commune vendéenne voisine, le Château de Saint-Mesmin a tout des constructions médiévales militaires. Construit à la fin du XIVe siècle par le seigneur Pierre de Montfaucon et doté d’un donjon de 28 mètres de haut, il ne côtoie pourtant la guerre civile qu’en 1796. Aujourd’hui, les membres de l’association chargée de sa sauvegarde débordent d’initiatives pour le faire vivre. Classé Monument historique depuis 1993, il accueille chaque année de nombreuses manifestations aux accents singulièrement chevaleresques.

Le saviez-vous

Le saviez-vous ?

Querelles de clochers

En érigeant son château, Pierre de Montfaucon rivalise avec Guillaume Larchevêque, seigneur de Parthenay, son suzerain. La cohabitation est particulièrement houleuse, au point qu’un acte de 1375 stipule: « que ledit édifice sera desmoli et mis a nyent » … C’était sans compter sur un énième rebondissement !

La commanderie des Antonins Saint-Marc-la-Lande

Bâtie autour d’une première chapelle, la Commanderie abrite des moines dès les années 1260. Ordre enclin à la charité et au secours, les Antonins établis à Saint-Marc-la-Lande offrent protection aux indigents et aux malades qui s’y présentent. Les pèlerins en route sur les chemins de Saint-Jacques peuvent y prendre du repos. Aujourd’hui le lieu accueille des expositions d’art contemporain, des orchestres de musique de chambre et des conférenciers choisis. La fraîcheur des pierres contraste avec la douceur du jardin de plantes médicinales anciennes qui jouxte le bâtiment. Une collégiale du XVIe siècle, dont la façade sud témoigne fièrement des grandes heures du gothique flamboyant, achève de parfaire l’ensemble.

La légende raconte

L’histoire susurre que bien des indigents touchés par l’ergotisme, le « mal des ardents » provoqué par la mutation d’une bactérie présente dans l’ergot de seigle, auraient reçu des soins prodigués par les Antonins de Saint-Marc.

Sur le chemin des Huguenots et protestants à Beaussais

Notre territoire porte les stigmates des guerres de religion de l’Ancien Régime. Les protestants ont payé un lourd tribut à la pratique de leur foi : mises au ban, persécutions, excommunications... La Réforme doit sa survivance au réseau clandestin de ses fidèles. La réalité deux-sévrienne du croissant huguenot est encore visible au travers des sépultures disséminées dans la campagne, et lisible, dans l’étymologie des odonymes.

L’Abbaye Royale de Celles-sur-Belle

Magnificence royale et tourments révolutionnaires... Le patronage marial du prieuré, la générosité de Louis XI, roi bâtisseur de l’Abbaye, le traumatisme de l’abbatiale détruite pendant les guerres de religion puis transformée en prison le temps des guerres génocidaires de Vendée sont autant de facettes du lieu. Le logis XVIIe et les jardins à la française font de cette étape des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, un lieu d’histoire autant que de recueillement.

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Nos propositions de visites et d'animations pour remonter le temps

Donjon de Niort

NIORT
À partir de
5,00

Château du Coudray-Salbart

ECHIRE
À partir de
5,00

Château de Saint Mesmin

SAINT-ANDRE-SUR-SEVRE
À partir de
6,00

Abbaye Royale de Celles-sur-Belle

CELLES-SUR-BELLE
À partir de
2,00

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