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Mais qui sont ces dragons qui dansent dans nos rues ?

Dame Marianne

Par Dame Marianne

le lundi 13 janvier 2014

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  • Mais qui sont ces dragons qui dansent dans nos rues ?

Dans quelques temps des dragons colorés vont danser dans les rues aux quatre coins de la planète (même si tout le monde sait bien qu’elle est ronde) à l’occasion du Nouvel an Chinois.
Mais ici, dans les Deux-Sèvres, à Niort plus précisément, d’autres spécimens nous font béneficier de leur présence tout au long de l’année. Si bon nombre d’entre vous ont déjà croisé leur faciès à grandes dents, le petit doigt de Dame Marianne lui dit que peu savent réellement pour quelle raison ils peuplent le centre ville.

 

Dragons de Niort

 

En fait, ces individus, au nombre de quatre précisément, illustrent une légende locale. Certes, cette légende date du XVIIème siècle et non du moyen-âge, mais qui n’a jamais vu d’illustrations de preux chevaliers en côte de maille terrassant d’affreux dragons afin de délivrer de douces princesses ? Alors, vous-voyez bien, je ne m’écarte point de mon domaine de prédilection, je fais juste un petit bond en avant !

 

Reprenons donc le cours de notre histoire !

Il fut un temps où un dragon ailé, peuplant le Marais Poitevin et la Sèvre Niortaise, terrifiait toute la population, sortant de son antre pour se délecter de la chair fraîche des jeunes ou moins jeunes, hommes, femmes, paysans, bourgeois ou commerçants habitant ville et campagne, le bougre n’était point difficile. Moult chevaliers (je vous l’avais bien dit !) tentèrent maintes et maintes fois de le mener à trépas sans toutefois y parvenir. Il fallut hélas attendre 1692 qu’un certain Jacques ALLONEAU, soldat déserteur de son état, se propose d’aller occire la bête en échange de son acquittement et réussisse son pari.

 

Voilà comment se sont déroulés les faits :

Le Sieur Jacques, équipé pour la circonstance, se rendit porte Saint-Jean pour défier le monstre. Après s’être longuement et vaillamment battu contre le puissant serpent, il parvint enfin à lui enfoncer son poignard dans la gorge, faisant jaillir des flots de sang. Enorgueilli par cette victoire, il ôta son casque et ne vit point le dragon à l’agonie venir lui mordre la tête et lui injecter son venin dans un dernier effort. Ils rendirent tous deux l’âme au même instant. Notre malheureux soldat fut considéré en héros par le peuple en liesse qui érigea une tombe à sa mémoire relatant son courage. La dépouille du maléfique animal fut, quant à elle, exhibée sur une charrette et promenée devant les rues de la ville.

On prétend que cette histoire fait échos aux Dragonnades, datant de la même époque, qui opposèrent catholiques et protestants dans un combat dont personne ne sortit vainqueur.

 

 

 

Une autre version de la légende, datant elle de 1589, année où la ville fut à la fois prise par les protestants menés par Agrippa d’AUBIGNE et contaminée par la peste, fait état d’un champion différent, en la personne du chevalier Guillaume de BEAUCHAMP.

Vous savez donc maintenant comment sont nées nos quatre célébrités en bronze, souvent victimes des flashs des paparazzis et autres curieux en quête d’une photo originale.

 

Impossible désormais pour elles de rester incognitos !


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