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J'ai vécu ce monstrueux tremblement de terre au Népal

Dominique

Par Dominique

le vendredi 05 juin 2015

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  • J'ai vécu ce monstrueux tremblement de terre au Népal

De Saint Martin du Fouilloux (272 mètres) au Népal - Gokyo Peak (5362 mètres)

Dominique au Népal avant le tremblement de terre

 

 Habitué à sillonner le département des Deux-Sèvres, à le traverser du nord au sud et d’est en ouest pour aller à la rencontre de porteurs de projets qui restaurent de superbes maisons dans des endroits tous plus beaux les uns que les autres, je vous fais partager ces découvertes, ces trésors à découvrir ou à redécouvrir.

 

 

Crédits photos : Gérard JUNG


Et j’aime aussi allermarcher dans l’Himalaya, ce lieu extrême, à la frontière de la Chine dans des paysages grandioses et rencontrer les gens qui y vivent, pour la plupart tibétains, bouddhistes à 90%.

 

Un premier trek solidaire au Népal dans le Langtang en 2013 et un deuxième en avril 2015 avec l’objectif de monter au Gokyo Peak, une montagne de 5362 mètres avec une vue extraordinaire sur l’Everest (8848 mètres) et tous les grands sommets voisins. Ces treks sont organisés en collaboration avec une équipe de guides et de porteurs du village de Basa Rapcha (1 heure d’avion + 2 jours de marche de Katmandou) qui se trouve à l’est de Katmandou que nous aidons depuis 20 ans pour réaliser des projets sur le moyen et long terme dans le village (Association « Au Népal, un Village, une Amitié en marche »).

 

De retour à Niort, après le tremblement de terre, j’ai écrit à mes proches :

« Ça me fait très drôle de retrouver tout le monde des vivants ici à Niort, comme si quelque part je n’avais plus été vivant un certain temps, hors de ce monde … très étrange comme sensation ! »

apres le 1er tremblement de terre au Népal

11h41, le samedi 25 avril, nous sommes en fond de vallée entre deux montagnes de 4200m d’un côté et de 4300m de l’autre côté, des nuages cachent les sommets. A la sortie d’un petit village, une maison s’écroule devant moi, le sol bouge violemment, un grondement sourd tel un puissant orage remplit de bruit le fond de la vallée dans lequel nous nous trouvons, des milliers de pierres de toutes tailles provenant de la montagne qui était sur notre gauche « sortent » des nuages et tombent « en pluie » dans notre direction. Certaines de plusieurs dizaines ou centaines de kilos ont des trajectoires horizontales.

Crédits photos : JC Raimbault

 

apres le 2ème tremblement de terre au Népal

 

De l’autre côté de la vallée un glissement de terrain d’environ 200 à 300 mètres de large et de 500 à 600 mètres de haut tombe dans le torrent ... Monstrueux ! Je n’imagine pas que cela puisse s’arrêter, les forces en mouvement sont tellement puissantes. Je pense que les deux montagnes vont s’écrouler et nous ensevelir … au bout de 2/3 minutes tout s’arrête … aucun mort, aucun blessé parmi les villageois et les gens de notre groupe.

Crédit photo : Yadav KUMAR RAI (du Village de Basa  Rapcha)


Et après, la désolation !

 

Familles népalaises sous un toit de fortuneTraverser les hameaux, les villages, comprendre l’ampleur de ce qui vient de se passer, voir les milliers de pierres tombées sur le chemin, les arbres « tronçonnés », les fissures sur le chemin prêt à s’écrouler dans le ravin, le chemin emporté sur 800 mètres par un glissement de terrain 10 minutes avant notre passage, voir les maisons totalement ou partiellement détruites et toutes ces familles regroupées sur le bord du chemin, debout, serrées les unes contre les autres avec pour seule nourriture une petite bouteille d'eau et 2 ou 3 gâteaux secs retrouvés ici et là.

Crédit photo : Yadav KUMAR RAI (du Village de Basa  Rapcha)


Pas de pleurs ni de cris, un silence de mort.


Les grandes villes ou les villages à proximité des villes vont être aidés mais les petits villages éloignés, isolés dans la montagne ne sont pas près de recevoir l’aide humanitaire internationale. Sans moyen de communiquer, car toutes les maisons du village de Basa Rapcha ont été détruites lors du 2ème tremblement de terre, il est difficile aujourd’hui d’avoir une idée exacte de l’état du village et des besoins des habitants.

Ecole népalaise complètement souffléeA l’issue du 1er tremblement de terre, 2 bâtiments sur 3 de l’école étaient devenus inutilisables. Sur 500 enfants accueillis (de la maternelle à la terminale), 200 ne peuvent plus venir à l’école. C’est maintenant que ces familles, ces enfants, ce village vont avoir besoin de nous. Si chacun fait sa part, on peut faire beaucoup :

http://www.colibris-lemouvement.org/colibris/la-legende-du-colibri
Crédit photo : Yadav KUMAR RAI (du Village de Basa  Rapcha)

Famille népalaise

 

J'aimerais tant avoir des nouvelles de cette famille, cette maman qui vivait seule avec ses deux enfants au fond des montagnes dans la vallée du Langtang. Elle avait quelques bouteilles de jus de fruit à vendre, c'était là son gagne-pain. Nous avions bu un thé et discuté longuement (tellement longtemps que son fils s'est assoupi sur la table)... deux ans auparavant à un jour près.

Crédits photos : D Meignan


J'aimerais savoir qu'ils sont en vie... mais je sais que là où ils habitaient, a eu lieu, un glissement de terrain de 3 kilomètres...

 

Famille népalaise

Crédits photos : D Meignan

Famille népalaise

Crédits photos :  D Meignan

Crédits photos : JC Raimbault - Gérard JUNG - Yadav KUMAR RAI (du Village de Basa  Rapcha) - Dominique Meignan
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