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J’ai perdu le nord, en rencontrant Robert JARRY…

Persil

Par Persil

le vendredi 09 août 2013

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  • J’ai perdu le nord, en rencontrant Robert JARRY…

…au Nombril du monde à POUGNE-HERISSON

 

 

Ce sont mes dernières volontés. Ainsi, je reviendrai vivre au village parmi les vivants...

 

chirons du nombril

Le Chiron du Nombril du Monde

 

Au commencement, il y eut le Big Bang mythologique, l’explosion nucléaire qui propulsa les pollens d’histoires, du centre de la terre jusqu’à Pougne-Hérisson.

 

Ces histoires se posèrent sur les chirons de Pougne, ces gros blocs de granit devenus avec le temps du minerai de contes. On creusa une mine pour l’extraire et l’on vendit des cailloux porteurs d’histoires sur toute la planète. Pendant la guerre de Cent Ans, on oublia cette fameuse mine et la tradition se perdit.

 

L’américain John Barney Ferguson fut parachuté par erreur le 6 juin 1944, au cours du Débarquement, sur Pougne-Hérisson… et il tomba dans la mine. Sauvé par le forgeron Robert Jarry, ils décidèrent ensemble de faire revenir les histoires à Pougne-Hérisson, et donc de faire parler les cailloux.


machine à tarabuster le cailloux

La machine à Tarabuster les cailloux

 

Réussiront-ils ?

Il faut le croire pour le voir...


Pour commencer la visite du site, et repérer l’étoile Polaire, nous caressons le nombril érigé devant la petite église, tout près du magnifique château médiéval. Puis, nous entrons dans la chapelle St-Georges qui cache notamment la licorne et la devise locale : « Il faut le croire pour le voir ».

 

De retour au bâtiment d’accueil, nous pénétrons dans le surprenant laboratoire d’ombilicologie (la science qui étudie les nombrils du monde) qui déstabilise immédiatement notre horizon. Il camoufle à la fois les vieux chewing-gums de JBF et quelques vestiges des expériences des deux compères. Désormais initiés, n’ayant plus aucun doute sur l’importance de leurs recherches, nous entrons dans la grange, l’atelier de forgeron de Robert Jarry, avec une seule question à l’esprit : comment aurait-il pu extraire les contes ?

 

laboratoire du nombril du monde deux sevres laboratoire dalfred jarry

Le Laboratoire d'Ombicologie

 

Conquis par les démonstrations, la grande machine à tarabuster les cailloux « interdite au public » étant très... éloquente, et très bruyante, nous sommes aspirés par le jardin des ombilicologues modernes, ceux qui ont découvert le facteur H, indispensable aux conteurs. Le jardin est bercé par le chant des oiseaux. Il accueille les histoires fatiguées, les vôtres, les miennes, et je crois bien avoir croisé un loup, Sancho Panza et Gargantua. Si je le crois... c’est que je l’ai vu.

 

fusée du jardin des histoires en deux sevres

 Le Jardin des Histoire et sa fusée pour rejoindre l'étoile polaire ?

 

Un site d’utilité publique

Si vous vous êtes levés du mauvais pied, si vous êtes d’un naturel ronchon, pire, rationaliste, si vous consultez les cours de la Bourse trois fois par jour et si vous pensez que le travail ce n’est que la santé, alors fuyez ce site à toutes jambes.


En revanche, si vous aimez le soir fixer l’étoile Polaire et compter ses voisines, si vous aimez raconter des histoires, même lorsque vous vous prenez les pieds dans le fil d’Ariane, si vous rêvez d’être un héros et de faire cesser toutes les guerres, foncez au Nombril du monde.

 

Enfin, si vous donnez une certaine importance à la sieste et à la benaiserie, si vous aimez mâchouiller une fleur en regardant votre bien-aimé (e), faites donc un tour d’urgence dans « la chambre d’amour » de ce voluptueux jardin...

 

Ce site touristique est bon pour la santé. Il repose. Très rapidement, on lâche prise, on perd pied, on cherche du coin de l’œil le père Jarry, on s’attend à le voir débouler, un peu sale (il déteste l’eau), un vieux mégot à la bouche, les yeux fouineurs, toujours à la recherche de la pierre à histoires, en train de la caresser ou de la tarabuster. Peut-être l’a-t-il trouvée ? Les bouteilles de champagne de son « vitrail » sont si intrigantes...

vitrail du nombril du monde

 

Il faut aller au Nombril comme on va au marché pendant les vacances : avec l’envie préalable d’acheter. Ne pas être sur la défensive, avoir envie de se laisser tenter, de goûter d’emblée dès la visite du laboratoire, pour pouvoir savourer plus loin, la grange ou le jardin.

 

Il est possible de visiter le site avec un guide (à 15 h ou à 17 h) ou bien librement.

Faites les deux. L’idéal ? Une première déambulation libre dans les bâtiments pour faire travailler l’imagination, et elle a du boulot, puis remettre les choses en ordre (?) avec le guide et enfin, faire le tour du jardin, seul ou en famille, picorer les histoires, en raconter soi-même, et repartir sur un petit nuage, poussé par un géant...

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